Trattoria l’Oca Fòla

Dans le quartier Cit Turin, entre les villas Art nouveau et le gratte-ciel de Renzo Piano près de Porta Susa, se trouve L’Oca Fòla, une trattoria qui rappelle les anciennes « piole » (auberges)
en proposant une cuisine piémontaise paysanne avec une touche d’innovation. Les propriétaires, Massimo Miglietta et Paola Barberis, proposent des entrées telles que le tartare de boeuf Fassone
avec confiture de cédrat et bergamote, pistaches, seirass et réduction de vinaigre balsamique, la tartelette salée au chou-rave et toma DOP sur pesto aux amandes, et le carpaccio de thon aux agrumes avec salade d’artichauts et grenade (14 €). Parmi les entrées, on trouve notamment les agnolotti del plin aux champign ons shiitake dans un bouillon de cèpes et les tagliolini à la sauce blanche au capocollo avec un nid de poireaux croquants (14 €). Parmi les plats principaux, on trouve les tripes au vin blanc avec du chou rouge, des tomates confites au piment (22 €) et la finanziera piémontaise (24 €). Desserts traditionnels et créatifs (6 €). La cave, riche en vins piémontais, est exposée dans des niches en bois. Menu hebdomadaire complet jusqu’à 40 €, menu
fixe du dimanche à 33 € avec 2 entrées, 2 plats principaux, un dessert. Ambiance  chaleureuse avec briques apparentes et mobilier en bois. Massimo, sommelier, s’occupe des accords mets-vins, tandis que Paola, cuisinière originaire des Langhe, transmet sa passion : « la nourriture doit être un moment de joie ».

Tre Galline

Derrière Porta Palazzo, un restaurant qui, avec ses 500 ans d’existence, a marqué l’histoire de la restauration dans la ville, continue d’attirer autant les Turinois que les touristes avec ses plats qui revisitent la tradition à travers des techniques contemporaines. À la carte, parmi les entrées, on trouve les grands classiques tels que le veau au thon sans mayonnaise, la langue braisée à la sauce rubra et la viande crue de Fassona avec une salade de concombres, du yaourt et des cerises de Pecetto (de 16 à 17 euros). En saison, la bagna cauda, et toute l’année, le confit  e morue. Parmi les entrées, citons les traditionnels agnolotti aux trois rôtis et les tagliolini aux courgettes, safran et saucisse de Bra, ainsi qu’un risotto Acquarello à la crème de petits pois, turbot et oignons marinés  (de 17 à 18 euros). Parmi les plats principaux, la finanziera della casa (25 euros), le jarret de veau au nebbiolo (18 euros) et le classique chariot de viandes bouillies, avec sept morceaux de viande et
sept sauces assorties. En plus du riche chariot de fromages, le dessert comprend le bonet classique de la maison et le semifreddo à la pêche, aux éclats d’amaretto et au chocolat noir (de 7 à 8  euros). La carte des vins explore le meilleur de la production piémontaise et propose une sélection de vins nationaux et internationaux. Menu dégustation à 60 euros.

Ristorante Madama Piola

Derrière le marché de la Piazza Madama Cristina. le grandes photos d’agnolotti aux murs, des lumières tamisées avec des abat-jour sur des tables à la française et une cuisine ouverte. Le menu s’inspire de la tradition de la « Piola », l’ancienne auberge. En attendant les entrées, vous pouvez déguster le tartare de truite, la crème à l’oignon nouveau, les noisettes (12 €) ou le pâté de la Piola (12 €) ou la salade russe végétarienne (14 €). Vous pouvez ensuite poursuivre avec l’oignon au four farci à la saucisse, le flan de légumes de saison et le thon de lapin (tous à 14 €). La tradition est
également présente dans les entrées, avec des pâtes faites maison, des agnolotti et des gnocchi accompagnés de ragù, de sauce au rôti, de sauce tomate, de beurre et de sauge ou en bouillon, ainsi qu’un minestrone revigorant aux tripes (de 14 € à 14 €). Parmi les plats principaux, le pot-au-feu avec différentes sauces et servi chaud dans une soupière, ainsi que les tripes à la sauce rouge, le cerf aux champignons et la morue mijotée (de 16 € à 18 €). Les desserts sont traditionnels : tiramisù en coupe, poire cuite au chocolat et sabayon (tous à 7 €). La carte des vins est très complète, allant du vin maison au verre à une large gamme de vins presque exclusivement piémontais, avec d’agréables découvertes. Le prix du menu dégustation est de 45 €, et en choisissant à la carte,
l’addition ne dépasse pas 50 €, hors boissons.

Osteria 12 Arcate

Osteria 12 Arcate

Dans une ferme rénovée, avec des espaces accueillants idéaux pour les familles, les amis, les événements et les cérémonies. Une « cuisine conviviale » basée sur la durabilité et la saisonnalité, avec des plats traditionnels simples, mais toujours authentiques et d’un excellent rapport qualité-prix. Pour le déjeuner, du mardi au vendredi, un menu intelligent avec 1 plat à 12 €, deux plats à 16 € et un dessert inclus à 20 €, avec couvert, eau et pain compris. Les entrées sont copieuses, les plats principaux légers avec des accompagnements de saison et des desserts faits maison. Le soir et le samedi, l’offre s’élargit : antipasti piémontais avec anchois au bagnetto, veau au thon, truites marinées, giardiniera et tomino au miel (15 €). Parmi les entrées, gnocchi de maïs au Castelmagno (14 €), cannelloni à la ricotta parfumés à la mer ou tajarin de châtaignes à la sauce ragù de lièvre (16 €), en plus des raviolis aux trois rôtis (15 €). En plats principaux, médaillon de cerf à la sauce à la grenade, cèpes et pommes de terre (18 €) ou joue de porcelet au vin rouge avec polenta et chicorée (15 €). Des plats végétariens sont toujours proposés. Desserts allant de la panna cotta aux
marrons avec sabayon au gâteau au chocolat et aux noisettes (6 €). Le dimanche, menu fixe à 35 € (15 € pour les enfants), avec 3 entrées piémontaises, 2 plats principaux, du boeuf  braisé et un fondant au chocolat.

 

 

La Taverna di Fra Fiusch

Dans le charmant village de Revigliasco, à quelques kilomètres de Turin, entre les murs d’une ferme intime et accueillante datant de la fin du XIXe siècle, se trouve Fra’ Fiusch, où le chef Ugo
Fontanone a formé une petite équipe de chefs qui travaillent aujourd’hui dans des restaurants plus ou moins prestigieux. Dans les collines, il est toujours agréable de retrouver les classiques de la
tradition piémontaise, parfois accompagnés de plats qui poussent vers l’innovation. On peut en effet déguster aussi bien le veau au thon à l’ancienne que les pêches et les cèpes et la langue salée aux poivrons en sauce verte. On trouve également les tajarin avec le ragù langarolo à base de foies de poulet et de saucisse, les agnolotti del plin à la viande et au beurre d’alpage, mais aussi ceux farcis à la viande d’âne et le risotto à la toma de Murazzano, aux poires et au café. Parmi les plats principaux, la finanziera et la côte d’agneau aux framboises, mais aussi les gambas poêlées sur une crème de noisettes. Pour le dessert, entre autres, des fagottini aux pommes et Cognà et une glace au bleu de chèvre avec un sorbet aux poires. La carte des vins, très complète, propose les excellences piémontaises et une riche sélection de vins italiens avec quelques perles françaises. La sélection de fromages est intéressante. Prix de 35 à 48 euros.

Osteria Rabezzana

L’Enoteca Rabezzana, située dans le centre de Turin près de la place Solferino, a été fondée en 1911 lorsque l’arrière-grand-père de l’actuel propriétaire, originaire de la province d’Asti, a ouvert un magasin pour vendre ses propres vins. Après plusieurs déménagements et générations, depuis 2016, l’auberge et l’oenothèque se trouvent dans la via San Francesco d’Assisi, à côté de la Pastificio Giustetti, gérée par les oncles de Franco, l’actuel propriétaire. Le restaurant s’étend dans une grande salle au sous-sol, qui rappelle les caves françaises, où l’on peut déguster des spécialités du Monferrato enrichies d’influences siciliennes, liées aux origines du chef Giuseppe Zizzo. Au menu, des hors-d’oeuvre tels que la viande hachée au couteau, le veau au thon à l’ancienne ou le tartare de crevettes roses et violettes avec du pain brioché aux agrumes (13-18 €). En entrée, des pâtes fraîches de la Pastificio Giustetti, des agnolotti vecchio Piemonte aux casarecce alla Norma ou  tagliolini aux cime di rapa (13-14,50 €). Parmi les plats principaux, des côtelettes d’agneau à la scottadito et du filet de turbot au four (24-26 €). En dessert, bonet et cremino aux noisettes, zeppole et strudel (7 €). La carte des vins compte plus de 900 références. À noter, le « Buta Stupa », la coutume qui consiste à reboucher la bouteille non terminée pour l’emporter chez soi. Prix moyen : 35-45 €.

Ristorante Monti

À deux pas de la place Adriano, le restaurant Monti propose une cuisine piémontaise authentique. Ses spécialités sont des plats traditionnels tels que le veau au thon de la grand-mère, les « plin alla cordunà », c’est-à-dire des raviolis servis dans une serviette, sans assaisonnement, et le typique fritto misto alla piemontese (friture mixte piémontaise) en trois versions : normale ou  végétarienne (16 pièces à 24 €) et gran fritto misto (35 pièces à 48 €) dans laquelle, parmi les plats salés, se distinguent la milanese de poulet et celle de longe, les boulettes de veau, les cervella, les  granelle et le foie. Parmi les plats sucrés, on trouve entre autres la semoule, la prune, la banane et l’amaretto. Il y a également un menu dégustation à 45 €. La carte propose également des plats piémontais classiques, des tripes aux batsoa (pieds de porc), du filet Torino (pané avec des gressins, ce que beaucoup appellent Grissinopoli) à la finanziera (le plat que Cavour aimait avec des abats et des abats de poulet). Parmi les desserts, on trouve le zabajone, le bonet et le gâteau aux noisettes de Cortemilia. Le choix de vins est vaste, avec de grandes marques de toute la région, mais aussi des bouteilles de petits producteurs. Le restaurant adhère à l’initiative Buta Stupa, qui permet d’emporter chez soi les bouteilles non terminées.

Osteria Antiche Sere

À Turin, il a toujours existé la tradition des piole, à savoir des tavernes où on versait du vin et on mangeait un plat traditionnel. Et ce restaurant historique de rue Cenischia (ouvert uniquement le soir) est l’une des rares vraies “piole” restées dans la ville, avec des meubles en bois à l’intérieur et une belle “topia” (pergola) pour manger dehors en été. On commence par des hors-d’oeuvre
mixtes, à partir du poivre avec anchois au tomino électrique, de la langue à l’omelette aux herbes. Ensuite, vous pouvez goûter d’excellents gnocchi maison avec saucisse ou les agnolotti classiques avec la sauce. Il ne manque pas le lapin au vin blanc et il y a presque toujours le jarret. Parmi les desserts, à ne pas perdre le bunet classique ou le gâteau aux noisettes avec sabayon maison. Il frappe aussi les recharges de vins à la carte. Ici, il est encore possible de dîner avec 35/37 euros. Le week-end, il est bon de réserver, parce que sinon il est difficile de trouver de la place.

Le Vitel Etonne’

Situé en plein centre de Turin, l’enseigne identifie la spécialité de ce restaurant, le plat culte typique que vous trouverez toujours ici. Un cadre chaleureux et accueillant, avec deux salles dont une au
niveau de la cave avec 300 étiquettes italiennes, dont de nombreux vins rouges piémontais. Le chef Massimiliano Brunetto propose des plats piémontais, parfois réinterprétés. Parmi les entrées, citons le veau au thon de la maison, les ris de veau glacés aux artichauts rôtis, la salade de poulet, le truset (chicorée rouge), le Castelmagno, les noisettes et l’oeuf dur (de 14 à 15 euros). Parmi les entrées, citons les classiques agnolotti al plin, mais aussi les ravioles de la Val Varaita au beurre, à la sauge, à la fontina et aux noisettes, les tagliolini 36 tuorli aux artichauts ou à la saucisse de Bra,
les raviolis végétaliens farcis aux artichauts et aux pommes de terre (de 13 à 16 euros). Parmi les plats principaux, on trouve le ramen de bouilli à la piémontaise, la morue à  l’ail noir et chips de chou noir et la traditionnelle finanziera (de 22 à 23 euros). Parmi les desserts, citons le crémeux au gianduja avec crème au caramel salé et noisettes et les poires Martin sec au nebbiolo avec crème  de robiola de chèvre à la cannelle et crumble (tous les desserts à 7 euros). Excellent rapport qualité-prix. Ils produisent chaque jour des pâtes fraîches à emporter, ainsi que différentes sauces.

Osteria San Marco

Depuis 2015, le chef des Pouilles Claudio Panebianco, secondé par sa soeur Mariarosa en salle, dirige l’auberge de la via San Marco à Chivasso, qui a abandonné son nom historique « Del  Monferrato » pour prendre celui de la rue. L’environnement, accueillant et riche en histoire, propose aujourd’hui une cuisine moderne qui allie la tradition piémontaise et les racines des Pouilles, avec des incursions internationales. Les plats préparés à la minute avec des ingrédients frais, achetés quotidiennement, et l’huile d’olive extra vierge produite sur les terres familiales caractérisent l’offre. Parmi les entrées, on trouve de la viande crue avec de la mayonnaise à la bagna cauda, des anchois marinés avec de la crème de fèves et un strudel de légumes au curcuma. Les pâtes fraîches faites maison sont le point fort : agnolotti d’ossobuco au beurre de noisette, pici cacio e pepe et paccheri au ragù de poisson, parmi les plus appréciés. En plat principal, médaillon de veau, tagliata, morue aux légumes et poisson du jour. Les desserts suivent les saisons et la créativité du chef. Deux menus dégustation sont proposés : viande à 40 € et poisson à 45 € ; à la carte, les prix augmentent mais restent compétitifs. La cave s’étend du Piémont aux Pouilles, avec quelques bulles françaises. Caché par rapport à la promenade principale, le restaurant est aujourd’hui une référence pour ceux qui recherchent des saveurs authentiques et un service familial.